Académie de La Dombes

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La Dombes

L’Ain, pêche et canoé-kayak

L’Ain, appelée plus familièrement "la Rivière d’Ain" par les habitants du département du même nom, est un affluent du Rhône. Ce cours d’eau qui coupe en deux le département, et ceci du nord au sud, matérialise la limite est de la Dombes et celle, ouest du Bugey, autre "Pays de l’Ain", montagneux celui-ci à la frontière avec la Confédération Helvétique.

Depuis au moins la fin du Moyen-Age, l’Ain fut utilisé comme outil de communication et de transport, comportant de nombreux péages, sources de profit pour les seigneurs locaux. Le flottage se faisait à l’aide de radeaux constitués de longs fûts liés entre eux et reliés à des perches transversales assurant la solidité de l’ensemble.

Si au XVème siècle, les grands édifices civils et religieux lyonnais ont été bâtis en bois du Jura et en pierre de la haute vallée de l’Ain après leur transport par la voie de l’Ain, c’est aussi grâce à ce moyen de transport que, à l’initiative de Colbert, furent acheminés, jusqu’au Rhône puis par celui-ci jusqu’aux arsenaux de Toulon, les bois de Franche-Comté pour réaliser l’important programme de construction navale voulu par Louis XIV.

A proximité des postes de péage, le monde des bateliers, radeliers et marchands attirait nombre d’activités. Des aubergistes, cabaretiers et vendeurs de poissons et légumes se pressaient sur les berges. Parmi les occupants habituels des bords de l’eau, il y avait aussi les lavandières, plus loin les rouisseurs de chanvre et les cueilleurs de rameaux de saules destinés à la fabrication de nasses ou de paniers ….
Tant que les constructions sont demeurées précaires, le franchissement de l’Ain par des ponts s’est avéré vain. Le pont de Chazey, par exemple a maintes fois été emporté et rebâti depuis le Moyen-Age, alternant avec de longues périodes d’utilisation d’un bac. Les ponts étaient relativement rares. Pour le passage des terres de Bresse aux terres dauphinoises, on se contenta longtemps du bac de Port Galland puis de Loyettes.

Pour en savoir plus, se procurer "L’Ain, rivière aux différents usages et aux multiples visages" édité par l’Association Les Amis du Château des Allymes et de René de Lucinges.

A la hauteur de Pont-d’Ain jusqu’à Villieu-Loyes-Mollon, la côtière du plateau dombiste vient plonger dans la rivière qui fut longtemps réputée pour ses eaux limpides dans lesquelles les pêcheurs faisaient de belles "bourriches" [1]. de gardons et de perches délicieuses. Le fond de la rivière s’est progressivement tapissé de mousses et d’algues, phénomène dû à l’eutrophisation que connaissent tous les cours d’eau proches de la vie citadine. Aujourd’hui, malgré l’apparition - puis fort heureusement sa disparition - du redoutable hotu [2], et le phénomène signalé ci-dessus, l’Ain grâce à une bonne oxygénation liée à son cours relativement rapide est encore l’habitat de poissons nobles comme la truite ou l’ombre pêchés "au fouet" à la mouche artificielle.
Par ailleurs, il est possible d’effectuer, depuis Pont d’Ain jusqu’au pont de Gevrieux (commune de Châtillon-la-Palud), un joli raid sous la forme d’une "descente de la Rivière d’Ain" en canoë ou kayak.

Contacts :

  • Base Nautique de l’Ain - Route de l’Oison 01600 Pont d’Ain - tél. 04 74 39 21 50
  • Base de Longeville – 01500 Ambronay – tél. 04 74 39 14 17

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[1récipient, fait de mailles fines fermé d’un couvercle amovible plongé dans l’eau, dans lequel le poisson reste au frais après sa prise

[2poisson cyprinidé, venu d’Europe centrale en France par les voies d’eau. Il se déplace en bandes compactes en fouillant de façon systématique et dévastatrice le fond du cours d’eau. "Farci" d’arêtes, ce poisson à la chair fade, offre au pêcheur la possibilité de pêches quasi miraculeuses, même s’il est imprévisible dans son attaque de l’appât.

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