Académie de La Dombes

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L'Académie de la Dombes

La Dombes et le cheval

Le cheval fait partie intégrante du paysage dombiste. On le rencontre dans tout l’espace rural, quelquefois même les pieds dans l’eau des étangs.

En Dombes, son élevage s’inscrit dans une longue tradition. Il y a tout lieu de penser que, déjà au Vème siècle, les Burgondes, habitants de ce royaume éphémère du sud-est de la France, venaient chercher leur monture sur le plateau du bord de Saône. Le cheval était alors – et le fut longtemps encore - le meilleur moyen de transport, l’arme du combattant et l’outil du travailleur de la terre.

L’élevage fit appel très rapidement à l’importation en vue de croisements dont l’homme comprit vite l’intérêt. On utilisa l’animal issu des populations chevalines laissées par les croisades sarrasines des VIème et VIIème siècles, petit, laid mais aux sabots sûrs et rapides. Dès le XIIème siècle, les importations de reproducteurs, tel "le Roussin", cheval épais venu d’Allemagne ou de Suisse en améliorèrent le gabarit.

Au XIVème siècle, la Maison de Savoie dont l’implantation était forte en Bresse et en Dombes importa de très bons reproducteurs de souche orientale et créa un haras aux Echets (hameau actuel de Miribel). Si l ’existence du haras fut éphémère en raison de difficultés agronomiques et de la fin du règne de la Maison de Savoie, il n’en demeure pas moins que la dite Maison peut s’enorgueillir du présent fait au roi Charles VIII, le fameux cheval qui sauva la vie du monarque à la bataille de Fornoue.

Les écuries royales remontèrent alors leurs effectifs avec des chevaux de la région. La création des Haras royaux par Colbert au XVIIème siècle avait pour objectif le développement de l’élevage afin de limiter les importations de chevaux estimées jusque-là à 18 000 par an.

Au XVIIème siècle, Claude Bourgelat, créateur de l’école vétérinaire de Lyon – la première en Europe et sans doute la première au Monde – rédigea, à la demande de Louis XV, un mémoire concluant à la réorganisation de l’ élevage. Pour le compte du Prince de Dombes, le comte Cachet de Garnerans, intendant de la Principauté, fut chargé d’organiser le haras de Fétan à Trévoux.

Les guerres de l’Empire décimèrent fortement les populations chevalines. Napoléon rétablit les haras abolis par la Révolution. Le Conseil général de l’Ain s’associa à cette initiative en 1815 en prenant en charge la création d’un haras départemental qui fonctionna de 1818 à 1863. Il fut ensuite géré par la Société hippique de l’Ain jusqu’en 1895, date où les aides départementales furent supprimées. La tutelle de l’élevage fut alors assurée par le Haras national d’Annecy dont l’action en région se perpétue aujourd’hui encore sous la férule des Haras nationaux.

Le XXème siècle fut marqué par des améliorations culturales et par l’achat de reproducteurs de haut niveau génétique. M. de Monicault, agronome, et M. de la Motte Rouge, directeur du Haras national d’Annecy, ont fortement contribué au développement d’un élevage de qualité dans notre région. Mais progressivement, l’arrêt des achats militaires, la modernisation des transports et de l’agriculture ont privé l’élevage de ses débouchés. Les cultivateurs-éleveurs dombistes dont le savoir-faire fut depuis longtemps transmis de génération en génération eurent la sagesse, par tradition, de conserver les meilleurs souches dès les années 1960-70.

Nous connaissons depuis le XIVème siècle l’origine du cheval demi-sang de la Dombes. Anglo-Arabe, il est "selle français" depuis 1958, année où, au plan national, la production et l’inscription dans le même livre généalogique furent uniformisées. Le selle français est un bon compromis entre la solidité – fort du dos pour supporter à l’origine un cavalier caparaçonné - , la résistance aux intempéries, le sang et l’énergie. Il toise de 1,60 m à 1,70 m au garrot et est doté d’une belle robe alezane ou bai. Aujourd’hui, il est un cheval très apprécié de haute compétition. C’est lui que choisirent Hubert Burdy, Audrey Revel et bien d’autres cavaliers compétiteurs.

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