Académie de La Dombes

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L'Académie de la Dombes

Le bâti

Le bâti ancien dans notre présentation concerne plus particulièrement les fermes, les maisons d’habitation, les châteaux et demeures seigneuriales ainsi que les églises romanes. Il se caractérise par l’emploi de matériaux spécifiques à la Dombes, l’argile, terre naturelle, utilisée sous forme de briques ou de carrons et le galet alluvionnaire.

Sans préparation particulière, la terre entre aussi dans la composition du pisé, du torchis et des murs à colombages sur un soubassement de briques et de galets pour la construction des fermes et des maisons d’habitation à l’intérieur des bourgs et l’édification des églises ; les châteaux et maisons fortes des XII au XVème siècles utilisant largement le carron savoyarde.

Carrons et Géraniums

Le carron "savoyard" dombiste

Les carronnières étaient les premières tuileries/ briqueteries, toujours situées près des lieux d’extraction. L’absence complète de pierre en Dombes a obligé à chercher d’autres matériaux, en privilégiant l’utilisation de matériaux locaux. Cette technique remonte à l’époque romaine, en Piémont.

Les carrons étaient moulés en damant bien la terre glaise dans un moule. La brique était ensuite séchée au soleil, souvent plusieurs mois. Venait ensuite la cuisson. On plaçait les briques dans un four bien fermé, et on montait de plus en plus la température, pendant 8 jours pleins. Avec la cuisson, la nuance dans les tons s’étale du rouge rosé au beige, et parfois brun, selon la quantité de FeO2 présente, et la température atteinte.

Le carron est résistant, économique, facile à mettre en œuvre et très esthétique.

Le carron "savoyard" dombiste est plus épais que son ancêtre italien :

  • Longueur : 30 cm
  • Largeur : 12/13 cm
  • Epaisseur : 12 cm

Il a été beaucoup utilisé :

  • dans les constructions militaires
  • en architecture religieuse
  • dans les constructions de maisons et de châteaux

On le retrouve dans les maisons à colombage, pour remplacer le torchis.

En Dombes, comme la pierre a toujours fait défaut, une autre forme de bâti s’est imposée : la terre et les galets. Les galets, matériaux fluviaux-glaciaires déposés lors des dernières glaciations quaternaires, autrefois extraits des planes et des rivières, étaient employés la majeure partie du temps dans le sous-bassement des murs de maisons et dans les murs de clôture.
Plusieurs techniques se retrouvent dans la manière de poser ces galets afin de donner une belle allure au bâtiment ; la plus répandue – et certainement la plus ancienne – étant l’ "opus spicatum". L’opus spicatum – dit aussi "appareil en épi de blé" ou "appareil en arête de poison" était déjà très utilisé à l’époque romaine. Il s’agit d’une alternance de briques, de carrons, de galets ou plus récemment de moyen appareillage en pierre, servant à isoler le mur en pisé de l’humidité et à décorer les façades.

Parcours patrimoine en Dombes
Syndicat mixte Dombes Val de Saône Sud

Sources :

  • Peirs Giovanni, La brique : fabrication et traditions constructives, Eyrolles, 200 ?. L’auteur explore la brique à travers son histoire, les principes de sa fabrication et ses propriétés. Décrit aussi les méthodes de constructions rurales, ainsi que les traditions du Nord et du Midi toulousain.
  • Campbell, James W., L’art et l’histoire de la brique : bâtiments privés et publics du monde entier, Citadelles & Mazenod , 2004. Cet ouvrage présente l’histoire de l’utilisation de la brique dans la construction depuis l’Antiquité, à travers des exemples issus de la Perse, l’Empire ottoman, la Russie médiévale, l’Ouzbékistan, l’architecture contemporaine, etc.
  • Alain Kersuzan – La fabrication de la chaux et du mortier dans les châteaux savoyards de Bresse et du Bugey au début du XIV°, Pages d’archéologie médiévales Rhône-Alpes, 2003
  • Comité du Pré-inventaire des monuments et richesses artistiques du Rhône, Fours à chaux du Rhône, Lyon, 2004

Les églises romanes

Saint-Paul-de-Varax
Saint-Paul-de-Varax

L’art roman apparaît en Europe aux alentours de l’an mille dans cette époque de troubles et d’instabilité alors que l’Eglise représente la principale force matérielle et spirituelle. A l’origine, le plan des édifices est simple, calqué pour la base sur celui des temples romains : une nef unique couverte en charpente, terminée par une abside en cul de four pour les églises rurales.

Un grand nombre d’églises dombistes sont d’origine romane. La plupart, au fil du temps, ont connu de nombreux ajouts et pratiquement toutes ont perdu leur clocher au cours de la période révolutionnaires. Quelques autres ont tout simplement disparu, remplacées dans la ferveur religieuse du XIXème siècles par des édifices plus vastes de style néo-roman ou néo-gothique.
Chapelle de Beaumont (commune de La Chapelle-du-Chatelard)

  • Eglise de Savignieux : construite en 1173 avec peintures murales du XVème siècle. Elle possède une galonnière – auvent en bois au dessus de l’entrée – reposant sur des piliers ornés de masques d’hommes et d’animaux.
  • Chapelle de Chanteins (commune de Villeneuve) : construite au XIIème siècle, elle fût un haut lieu de pèlerinage sous le vocable de l’Assomption puis de Saint Roch. Aujourd’hui, isolée dans un pré du hameau de Chanteins, elle n’est plus un lieu de culte. (photo)
  • Eglise de Sainte-Olive : construite elle aussi au XIIème siècle et possession de l’abbaye de Tournus, elle domine sur une éminence le petit village de Sainte-Olive.
  • Eglise de Bouligneux : construite au XIIème siècle, elle ne reste de roman que l’élégant portail avec deux chapiteaux ornées de feuilles d’acanthe. Son intérieur fait l’objet actuellement d’une restauration sous l’impulsion d’une association patrimoniale locale l’AREB (Association pour la Rénovation de l’Eglise de Bouligneux)
  • Eglise de Saint-Germain-sur-Renon : depuis le XIIème siècle, date de sa construction, elle a conservée du plan initial l’assise de la nef et la travée de chœur. Il reste aussi sur le proche un fragment de la façade romane.
  • Eglise de Saint-Paul-de-Varax : construite entre 1103 et 1150, elle est classée Monument Historique depuis 1908. Son très riche tympan est décoré d’un Christ en majesté dans une gloire présentée par deux anges. La façade est dite de type « basilical » avec une ornementation du plus grand intérêt. Une frise historiée se déroule sur toute la façade dont les scènes représentent la vie de Saint-Paul.
  • Eglise de Saint-Nizier-le-Désert : construite au XIIème siècle, elle possède une abside aussi belle à l’extérieur par son arcature à sept ouvertures sur un bahut chanfreiné qu’à l’extérieur par ses contreforts, sa corniche et ses modillons. Les huit colonnes à chapiteaux dans la travée du chœur dénote une recherche certaine dans la décoration intérieure.
  • Eglise de Saint-Maurice-de-Gourdans
  • Eglise de Villette-sur-Ain : construite sous le vocable de Saint Martin, elle a fait l’objet d’importantes restaurations rue Carnot de la part de la municipalité, soutenue par l’Association pour la Rénovation de l’Eglise de Villette (AREV). Les travaux ont permis de retrouver et de mettre en valeur une colonne antique, ainsi que des peintures murales dont un travail important au XIXème siècle du peintre lyonnais Scohy.
  • Eglise de Saint-Pierre-la-Palud :
  • Eglise de Versailleux : Cédée au Chapitre de Lyon en même temps que l’église de Saint-Paul-de-Varax, son tympan présente une certaine similitude avec celui de la collégiale Saint Paul de Lyon. Remarquable portail à admirer depuis l’extérieur.
  • Eglise du Plantay : de style roman bourguignon, elle possède de belles fenêtres primitives. Les chapiteaux présente deux sujets mythiques : la sirène et le sagittaire.

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