Académie de La Dombes

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L'Académie de la Dombes

Le cheval aujourd’hui

Alors que l’on pouvait craindre la disparition du cheval avec l’arrivée de moyens mécaniques plus performants que l’animal, il a fallu la volonté d’éleveurs passionnés pour que le cheval retrouve tout son intérêt. Aujourd’hui, la filière équine est une réalité, véritable activité économique animée par des acteurs tant professionnels qu’amateurs, bénévoles et passionnés, ou tout simplement imprégnés de la Culture du cheval. Elle est structurée à tous les niveaux des collectivités territoriales.

L’ensemble de la filière a décidé de s’ unir, de se concerter et de s’adjoindre les conseils d’une structure transversale au niveau régional, afin d’offrir aux institutions publiques un interlocuteur unique et de proposer un schéma global de développement fondé sur des projets solides et cohérents.

Proposant une approche novatrice, les Conseils régionaux se positionnent à l’interface, entre les acteurs socioprofessionnels et les institutions publiques.

En partenariat avec les haras nationaux et les collectivités territoriales, les Conseils de Chevaux Régionaux entendent faire entrer la filière équine dans une phase adaptée aux préoccupations de leurs membres.

Les haras nationaux

Service dépendant du ministère de l’Agriculture, ils sont répartis sur le territoire en 22 pôles.

A partir de 1960, la démocratisation des sports et loisirs équestres offre une nouvelle jeunesse aux haras nationaux ; de nouveaux objectifs sont apparus à la fin du 20ème siècle qui concernent l’élevage équin mais aussi les structures d’amont et d’aval en attribuant un nouveau rôle aux haras nationaux.

Le haras national d’Annecy en partenariat avec la filière cheval Rhône-Alpes, créé en 1806 et installé dans ses locaux depuis 1882, emploie aujourd’hui 35 personnes dont 2 ingénieurs, 5 techniciens, 22 agents et 4 secrétaires. Il gère 65 étalons, identifie 2600 poulains sous la mère, de juin à novembre afin d’établir le document d’accompagnement qui suivra le cheval toute sa vie. Il organise aussi 50 concours d’élevage, gère et renouvelle 160 chevaux d’instruction confiés aux centres équestres.

La filière cheval en Rhône-Alpes

Avec le respect des différences et le souci des équilibres, elle tend à assurer un développement durable des fonctions économiques sociales et environnementales du cheval en Rhône-Alpes.

La mise en place des structures répond aux besoins de chaque activité. Elle s’engage sur des objectifs régionaux par la qualité et l’accès aux disciplines de valorisation, de professionnalisation, de communication et d’aménagement du territoire.

C’est une activité économique en plein essor. En effet, elle représente 50 000 participants, 85 000 chevaux, 3 000 éleveurs, 600 établissements équestres, 7 hippodromes, 4 000 emplois, 810 éleveurs en formation, et elle génère un chiffre d’affaires de 300 milliards d’euros.

Le cheval est un produit agricole très complémentaire de l’élevage bovin. La qualité de la prairie intégrée dans l’assolement de l’exploitation, la compétence, la surveillance et le savoir-faire de l’éleveur sont des facteurs déterminants pour la réussite de l’élevage d’un cheval de qualité.

42 000 chevaux de sang sont destinés aux courses ainsi qu’aux sports et loisirs équestres. La qualité de la jumenterie, l’utilisation d’étalons testés sur leurs performances sont la base d’une production de haut niveau.

Les chevaux de traits (2 000 poulinières environ) connaissent un nouveau développement. Hier force tranquille et rustique, ils ont répondu au développement de l’agriculture au 19ème siècle, époque de l’arrivée de matériel à traction animale, chaque région a sélectionné le type de cheval adapté à un climat, au sol et aux services attendus, d’où ce panel de 9 races baptisées du nom de leur territoire, La région Rhône-Alpes élève le percheron en plaine, et le comtois en zones montagneuses. D’un caractère facile, ils s’attellent facilement.
L’élevage du poney est un secteur qui se trouve également en plein essor. Il est représenté par une dizaine de races, parmi lesquelles on compte 350 poulinières.

Les chevaux de loisirs issus de différentes races, de croisements divers ou réformés d’autres disciplines, sont souvent considérés comme animaux de compagnie, élevés sur de petites surfaces ils répondent aux attentes de nouveaux résidents en milieu rural.

Les courses

L’institution des courses est aujourd’hui un secteur économique déterminant. Par la conjonction du cheval et du jeu, elle s’appuie sur un réseau solide d’infrastructures et une gestion parfaitement étudiée. Le secteur des courses en France jouit d’un rayonnement international. En Rhône-Alpes, 1000 chevaux sont à l’entraînement ; ce qui génère 850 emplois permanents et 50 millions d’euros de chiffre d’affaires.

L’équitation de sport et de loisirs

L’équitation sportive et de loisirs est placée sous la tutelle de la F.F.E. (fédération française d’équitation), qui se situe au 5ème rang des fédérations olympiques par son nombre de licenciés. En Rhône-Alpes, les activités de sports et de loisirs équestres offrent un panel de 14 disciplines très enrichissantes. Avec 37 000 licenciés, Rhône-Alpes se positionne comme la 2ème région équestre de France. Une activité pratiquée en majorité par les jeunes ; les moins de 18 ans représentent 70% des licenciés dont 54% font de la compétition ; elle est aussi très féminisée (70% des licenciés).

L’encadrement assuré par 600 enseignants est de qualité, comme en témoignent les résultats des plus flatteurs obtenus par les cavaliers régionaux dans les championnats nationaux , européens et mondiaux. Leur participation aux Jeux Olympiques sont des gages de qualité et de dynamisme de l’activité équestre.

Le tourisme équestre

Le tourisme équestre, alliant caractère sportif et vocation culturelle, se place dans le champ des activités liées à l’environnement et représente une excellente ouverture pour le monde rural, en particulier pour les agriculteurs cherchant à diversifier leurs activités, il génère de bonnes retombées économiques.

Le dynamisme de la filière Rhône-Alpes se manifeste par la création de nouveaux emplois à partir de métiers liés au cheva : maréchaux-ferrants, selliers, distributeurs alimentaires, vétérinaires, constructeurs d’infrastructures et de divers équipements.

En Dombes, le parc du cheval : un projet d’envergure régionale

Un outil moderne est en voie de réalisation sur un vaste terrain de 130 ha situé au sud de la Dombes, à Chazey-sur-Ain, avec un accès proche à l’autoroute. Seront réunis un centre de formation aux métiers du cheval et un centre d’entraînement pour les chevaux de courses. Toutes les infrastructures seront ouvertes à l’ensemble des acteurs de la filière cheval.

Une antenne de l’École vétérinaire de Marcy l’Etoile assurera le contrôle sanitaire du site, la formation des élèves ainsi que de vastes champs de recherches dans des domaines des plus divers. La présence des haras nationaux figure dans le projet de structuration et d’animation de la Filière.

Georges SAINT-CYR, Académicien de la Dombes

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