Académie de La Dombes

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L'Académie de la Dombes

Le territoire

Le nom propre Dombes est mentionné pour la première fois au 10è siècle dans la légende de St Trivier. Sur son origine, de nombreuses hypothèses existent, toutes étayées, mais dont aucune ne peut être privilégiée.

Au mot Dombes, on été donnés diverses origines :
brouillard de "dumba" en scandinave ancien, taillis de dumis, maison de domus, maître de dominus, tombes de tumba ou tumulus, pays de Dombes de pagus dumbensis, marécages (origine bourguignonne). Un auteur, dans la très sérieuse parution des Cahiers... y va même d’un anachronisme inacceptable...

Lors de sa première transcription, Dombes apparaît au singulier ; puis vient le pluriel. C’est ainsi que cette ambiguïté est née : doit-on dire la Dombes ou les Dombes ? Jusqu’au 19è siècle, les deux formes sont usitées. Au 19è, le Conseiller Mantelier, sollicité par l’évêque de Belley pour l’appellation de l’abbaye du Plantay, rédige une lettre dans laquelle il analyse la justesse de l’emploi du pluriel par rapport au singulier. Il conclut par l’emploi du pluriel. C’est ainsi que l’abbaye cistercienne se trouve être sous le vocable de "Notre Dame des Dombes".

De nos jours, l’usage a retenu l’appellation "La Dombes". Les historiens et les amoureux de ce terroir s’y conforment, sans difficulté. En se référant à l’entité dombiste, le singulier est de mise. En effet, il n’y a qu’une Dombes, comme il n’y a qu’un Bugey ou qu’une Bresse, proches voisins ! Son sol est unique ! La culture de sa terre est unique ! Son histoire est unique ! De même, les us et coutumes y sont uniques !

Au début

L’apparition de l’homme dans le Sud-Est de la France est contemporaine des grandes glaciations alpines. Mais si, lors du recul des glaciers, des colonies de pêcheurs et de chasseurs s’installent dans les grottes ensoleillées entre Ain et Suran ou sur la rive droite de la Saône, on ne trouve pas traces d’une occupation de la Dombes centrale, les terres argileuses fraîchement déglacées devant constituer une zone marécageuse infranchissable.
A l’époque celte, s’accentue encore le contraste entre la vallée de la Saône et la côtière du Rhône richement peuplées et le plateau toujours à peu près désert.

A l’époque gallo-romaine

Les Ségusiens occupent le Beaujolais, les Allobroges l’est du Rhône, les Sélusiens et les Insubres, le Bugey et la Bresse. Les Eduens, eux, se trouvent dans le Mâconnais.

Un peuple, réparti sur les trois quarts de l’étendue du département de l’Ain, a été exterminé par les Helvètes pourchassés par l’armée romaine. Il porte le nom d’Ambarre (des deux côtés de la rivière). Toutes les traces de vie ont été détruites. La preuve de son existence demeure en la présence, encore aujourd’hui, de trois localités portant le nom d’Ambérieu (ambarre) : Ambérieu en Bugey, Ambérieux en Dombes et Ambérieux d’Azergues. D’autres localités du Département de l’Ain portent un nom ambarre : Ambutrix, Ambléon… Les Ambarres assaillis par 360.000 Helvètes appellent, à leur secours, César, l’empereur romain. Ceci se passe en 58, avant J.C. Avec ses troupes, il part de son camp de base de Sathonnay, près de Lyon, le 7 juin, entre minuit et 6 heures du matin. Il traverse la Saône, entre Jassans-Riottiers et Trévoux. Un gué facilite la traversée de la rivière, vers Riottiers, en aval de Jassans. Un monument célèbre cet événement, à Trévoux.

Les Romains exterminent l’arrière-garde des Helvètes qui était en train de passer sur l’autre rive. Ainsi s’inscrivent, dans l’histoire, la première bataille de "la guerre des Gaules" et le début d’une conquête coloniale qui place le pays tout entier et ses habitants, les Gallo Romains, sous l’administration et la domination romaine.

Durant l’occupation burgonde

En 443, le général romain Aétius favorise l’installation d’une colonie barbare, les Burgondes, en Sapaudia – à l’origine du nom Savoie – dont la mission sera de protéger la frontière ouest de l’Empire. Ce peuple dirigé par son roi Gondebaud étendra son emprise sur le Sud-Est de ce qui est la France de nos jours et connaîtra deux capitales, l’une principale à Lyon, l’autre secondaire à Genève. Il est vraisemblable que Gondebaud installa à Ambérieux en Dombes une "villa romaine" à titre de résidence d’été, proche d’axes importants de communication. C’est en tout cas à Ambérieux qu’il promulgua la "loi gombette", laquelle instaure le début d’une législation concernant les personnes et les biens et, en particulier, les droits successoraux. Elle réglemente les relations entre Burgondes et Gallo-romains, hôtes bien malgré eux des premiers.

Les époques mérovingienne et carolingienne ne laissent que très peu de traces écrites ou archéologiques. En 700, un seigneur de Villars étai en guerre contre le roi mérovingien, Childebert III. Villars existait donc. Chalamont de même, avant sans doute qu’il en soit fait mention au concile de Pavie en 850. Vers l’an 850, les possesseurs de Villars obtiennent de l’Empereur Charles le Chauve, la souveraineté sur le pays environnant et sur ses habitants.

Le Saint Empire romain-germanique

Après le décès de Louis le Débonnaire, fils de Charlemagne, le traité de Verdun signé en 843 fait éclater l’Empire construit par Charlemagne en trois parties attribuées à chacun des trois petits fils de celui-ci. Lothaire, Pépin et Louis le Germanique.La rive gauche de la Saône, jusqu’aux bords de la Méditerranée, est attribuée à Lothaire, formant la Lotharingie. Elle est qualifiée de "terre d’empire". La rive droite est "terre du Royaume" va à Pépin. L’on peut comprendre, sans difficulté, que la distance, du siège impérial d’Aix la Chapelle à notre région, favorise le pouvoir de petits seigneurs locaux. Ils agissent sans lien de suzeraineté ! Ainsi, leur prédominance devenant grandissante, au fur et à mesure de l’accroissement de leurs terres, l’Empire s’effondre.

Georges FAFOURNOUX, Académicien de la Dombes

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